Les citoyens de six pays approuvent le recours à la biométrie

Une étude multi-pays d’Accenture révèle que les citoyens approuvent le recours aux technologies biométriques pour faciliter et sécuriser leurs déplacements

La France possède le plus fort pourcentage d’usagers ayant déjà expérimenté des dispositifs de contrôle automatisé aux frontières dans le cadre de leurs voyages

Paris, le 26 juin 2014 – Selon une étude d’Accenture menée dans six pays, une très grande majorité (89 %) de citoyens se disent disposés à communiquer leur profil biométrique dans le cadre de leurs déplacements : caractéristiques propres à l’individu, comme les empreintes digitales, qui peuvent servir à vérifier son identité et automatiser sa reconnaissance. Pourtant, sur les plus de 3 000 participants à cette étude, une majorité (69 %) affirme n’avoir jamais transmis d’élément biométrique à ce jour.

Les usagers interrogés, en Allemagne, Australie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Japon, sont convaincus que la biométrie peut contribuer à accélérer et sécuriser sensiblement la circulation des personnes tout en protégeant les frontières. Interrogés sur les avantages liés aux échanges de données biométriques, plus de la moitié (62 %) se déclarent prêts à communiquer leur profil biométrique pour améliorer la sûreté aux frontières ; 58 % y consentiraient volontiers si cela accélérait et améliorait l’efficacité des contrôles aux douanes et frontières, et 56 % si leurs déplacements s’en trouvaient facilités.

« Les résultats de cette étude montrent que les citoyens sont très favorables à un recours à la biométrie aux fins de mieux sécuriser les frontières, faciliter les déplacements et accélérer les procédures de contrôles aux douanes et frontières », souligne Jérôme Vercaemer, directeur exécutif en charge du secteur santé et service public d’Accenture France. « La majorité d’entre eux sont prêts à transmettre leurs données biométriques pour contribuer à améliorer la sécurité aux frontières et, parallèlement, bénéficier de certains avantages ― formalités aux frontières accélérées et déplacements plus commodes, notamment. »

Des frontières « intelligentes »

Plus de la moitié (58 %) des sondés seraient enclins à communiquer leur profil biométrique pour pouvoir participer à des programmes d’enregistrement des voyageurs et bénéficier, en qualité de passagers pré-enregistrés, de procédures de contrôle accélérées et simplifiées aux douanes et aux frontières.

L’étude révèle également que près des trois quarts (71 %) des citoyens sont favorables à l’utilisation de systèmes biométriques pour vérifier les identités de tous ceux qui franchissent les frontières (nationaux et ressortissants de pays tiers), et ils sont une proportion analogue (73 %) à estimer que cette pratique contribuerait à mieux sécuriser les frontières.

Jérôme Vercaemer ajoute : « Cette étude démontre que la biométrie répond aux attentes des citoyens et facilite les déplacements transfrontaliers. Son utilisation plus poussée et la mise en place de programmes d’enregistrement des voyageurs peuvent rendre les déplacements plus rapides, plus sûrs et plus faciles grâce à une veille et à une collecte des données plus efficaces. »

Passage automatisé aux frontières (« e-gates » ou portiques électroniques de contrôle d’identité)

Interrogés sur les solutions de passage automatisé aux frontières, comme les portiques électroniques de contrôle d’identité aux aéroports et aux postes frontières, moins du quart (23 %) des participants à l’étude indiquent y avoir déjà eu recours. La majorité de leurs usagers (80 %), en revanche, se disent prêts à réitérer l’expérience si l’occasion se présentait, et 85 % jugent ces dispositifs plus rapides que les formalités de contrôle aux comptoirs de la police de l’air et des frontières.

Malgré le consensus autour de la reconnaissance biométrique et l’utilisation croissante de cette technologie pour faciliter les déplacements, plus de deux tiers des personnes interrogées (68 %) souhaiteraient, avant de donner leur aval à l’exploitation de leur profil biométrique, connaître les mesures de sécurité mises en place pour protéger leurs données personnelles, et 67% aimeraient en savoir plus sur leurs modalités d’utilisation.

Conclusions pour la France

Les citoyens français sont, dans leur grande majorité (90 %), prêts à communiquer leur profil biométrique lors de leurs voyages. Ils ne sont toutefois que 21 % à avoir partagé des informations biométriques à ce jour.

•Les Français sont ouverts à l’utilisation de la biométrie pour renforcer la sûreté générale aux frontières ; plus de la moitié des sondés (63 %) se déclarent ainsi disposés à communiquer, d’une façon ou d’une autre, des données biométriques si cela peut contribuer à davantage de sûreté.

•La perspective d’améliorer le « vécu » des voyageurs grâce à la biométrie séduit plus de la moitié des Français interrogés. Ils sont 59 % à se dire prêts à partager, sous une forme ou une autre, des éléments biométriques en contrepartie de l’accélération des formalités de douane et de passage aux frontières, et 57 % en échange de déplacements plus commodes.

•Plus du cinquième (21 %) des participants à l’étude se sont déjà pliés à la collecte d’éléments biométriques – à l’occasion d’un voyage dans plus de la moitié des cas.

•Les portiques intelligents et programmes d’enregistrement des voyageurs pourraient accélérer l’adoption des technologies biométriques en France.

•À 38 %, la France possède le plus fort pourcentage d’usagers ayant déjà expérimenté des dispositifs de contrôle automatisé aux frontières ― bornes, portiques électroniques ou sas biométriques automatiques ― dans un aéroport. Parmi ceux ayant testé le portique électronique ou sas automatique, ils sont 72 % à avoir jugé l’expérience positive, et 78 % à avoir trouvé ce dispositif plus rapide que le passage par un comptoir de contrôle classique.

•En outre, plus de la moitié des Français interrogés (66 %) se disent prêts à participer à un programme d’enregistrement des voyageurs, même s’ils doivent à cette fin fournir des données biométriques.

Comparaisons entre pays

•• Près du quart des personnes interrogées en Allemagne (23 %) ― soit la plus forte proportion des six pays étudiés ― affirment avoir déjà communiqué des éléments biométriques. À l’inverse, ils ne sont que 17 % dans ce cas au Japon et au Royaume-Uni.

•La majorité des sondés en France (66 %), en Australie (65 %), aux États-Unis (64 %) et au Royaume-Uni (64 %) se déclarent prêts à participer à un programme d’enregistrement des voyageurs, même s’ils doivent à cette fin fournir des données biométriques. Des taux bien différents de ceux de l’Allemagne et du Japon, où moins de la moitié (44 % en Allemagne et 49 % au Japon) des participants se disent intéressés par un programme de ce type.

•Les citoyens britanniques sont les plus sensibles à l’utilisation de la biométrie pour renforcer la sûreté générale aux frontières : 69 % ne verraient aucun inconvénient à communiquer leur profil biométrique si cette initiative pouvait contribuer à mieux sécuriser les frontières de leur pays.

•La France compte la proportion la plus élevée d’usagers de bornes de contrôle automatisé aux frontières ou de portiques électroniques ou sas automatiques (38 %). À l’inverse, ces « e-gates » ne sont utilisés que par 14 % des Allemands, 15 % des Américains et 17 % des Japonais.

Méthodologie :
Accenture a réalisé, via une enquête quantitative en ligne, une étude auprès de 3 001 citoyens au total en Allemagne, Australie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Japon, entre le 14 avril et le 28 avril 2014. L’étude, menée par Penn Schoen Berland (PSB), entendait recueillir leurs avis sur l’utilisation de la biométrie, notamment pour gérer la circulation des personnes et les contrôles aux frontières. La marge d’erreur globale de l’étude est de ±1,79 point à l’échelon mondial et de ±4,38 points à l’échelon national.

À propos d’Accenture
Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies et externalisation. Combinant son expérience et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activité, Accenture aide ses clients – entreprises et administrations – à renforcer leur performance. Avec 289 000 employés intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d’affaires de 28,6 milliards de dollars au cours de l’année fiscale clôturée le 31 août 2013.

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Classé dans Biométrie, Etude, International

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