Carrefour : vers une plate-forme mondiale unique

Quelles sont les opportunités de demain dans les domaines de la monétique, des services de paiement et de commerce électronique ? C’était la question posée à Pierre Dabon, responsable acquisition monétique chez Carrefour Banque, dans le cadre de la conférence organisée par Galitt.

Les services financiers Carrefour sont proposés dans 13 pays par l’intermédiaire de 6 joints ventures et 7 accords commerciaux, l’ensemble placé sous l’égide de la BU verticale en Europe, Carrefour Banque. Ces services d’émission des cartes et de gestion des flux générés par la monétique, sont opérationnels en France, Espagne, Italie, Belgique. En résumé, Carrefour est un grand distributeur, mais aussi un banquier acquéreur. « Les nouvelles normes apparaissent comme une vraie chance de pouvoir implanter une solution unique pour tous les pays que nous desservons » se réjouit Pierre Dabon.

En Europe, Carrefour traite 600 millions de transactions par an représentant un chiffre d’affaires par carte de quelque 30 Mds d’euros. 4,6 millions de cartes sont émises MasterCard et Visa qui génèrent environ 200 millions de transactions. Et de préciser que « le coût de la carte bancaire en Europe pour Carrefour est de 100 millions d’euros par an ». Il faut donc réduire les coûts et proposer des solutions à l’ensemble de nos magasins qui leur soit économiquement uniformes et attractifs » précise Pierre Dabon.

La sécurité pour Carrefour est un sujet très important. L’affaire Target a fait prendre conscience au secteur du commerce de l’important du sujet. Chez Carrefour, la décision a été prise de ne plus faire circuler en clair les numéros de carte quelque soit le système utilisé.

Avec l’arrivée des nouveaux moyens de paiement, notamment ceux utilisés dans les smartphones « il faut que l’on soit capable de pouvoir mettre en œuvre ces solutions dans les meilleurs délais et surtout les distribuer dans les magasins le plus rapidement possible ». D’où le projet de centralisation, de mise en œuvre de solutions avec un protocole unique dans tous les pays, qui permettra pouvoir déployer rapidement la solution. Aujourd’hui, chaque magasin possède son propre serveur. Déployer un nouveau moyen de paiement dans les 5 000 magasins français représente trois à quatre mois de travail. Complexe, coûteux et pas très efficient.

En sa qualité de commerçant et banquier, Carrefour cumule les enjeux des deux catégories : la création d’un véritable marché européen, (ouverture des marchés, le développement de l’interopérabilité, des économies d’échelle sur les infrastructures d’acceptation et d’acquisition, le développement des opportunités d’affaires pour des banques françaises leaders en monétique.

Inutile de préciser la volonté de Carrefour de bénéficier pleinement de toutes ces opportunités. Le groupe en a les capacités et Pierre Dabon se fait le héraut de cette volonté.

Groupe Carrefour : quelques chiffres
100,5 milliards d’euros de volume d’affaires TTC sous enseignes avec essence
10 860 magasins sous enseignes dans 33 pays, dont 5 013 en France
Plus de 100 millions de ménages clients dans le monde
12,5 millions de passage en caisse chaque jour
45 000 terminaux de paiement
2e groupe mondial

 

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Classé dans Commerce

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