Carte nationale d’identité + biométrie, moteur d’un écosystème favorable selon Morpho

Contrairement à de nombreux pays, la France n’a toujours pas adopté la carte nationale d’identité biométrique. Pourtant la loi a été promulguée le 28 mars 2012. Mais, le Conseil Constitutionnel l’a vidé de sa substance en censurant notamment « la création d’un traitement de données à caractère personnel et l’accès à cette base des agents de police et de gendarmerie ». Et pourtant, il est évident que non seulement les policiers et les gendarmes doivent pouvoir consulter la base de données, mais aussi tout organisme impliqué dans une relation contractuelle avec un usager ou un client. La preuve d’identité est plus souvent demandée, voire exigée par d’autres organisations que les forces de l’ordre.

Selon Antoine Grenier chez Morpho « Quand on fait le lien entre les systèmes d’identité nationale et le développement de la biométrie, on constate que dans les pays qui déploient des systèmes d’identité nationale intégrant la biométrie, il se crée un écosystème qui permet le déploiement plus rapide de l’usage de cette technologie, en particulier lorsque la biométrie est accessible à des entités non gouvernementales, comme des banques, des organismes de protection sociale privés ou publics… ».

Compte tenu de l’ampleur du programme, l’Inde représente le cas d’usage le plus significatif. Ce vaste pays, peuplé de 1,303 milliard d’habitants, utilise la base de données baptisée AADHAAR placée sous l’autorité de l’UDIAI (Unique identification Authority of India).

« Morpho participe au déploiement de solutions d’identité biométriques en Europe, au Moyen-Orient, en Asie ou en Amérique Latine. Dans plusieurs de ces pays, comme les Emirats Arabes Unis, l’Inde,  la Malaisie ou encore le Chili, un véritable écosystème se construit permettant l’usage de la biométrie dans de nombreuses applications avec la diffusion d’un grand nombre de terminaux. Ce qu’il faut noter, c’est le lien qui se forme entre un système nationale d’identité biométrique et l’usage par des organismes de l’Etat et les organisations privées ».

La biométrie duale

«Le principe de la biométrie duale est de capter les caractéristiques de deux technologies biométriques. Morpho a par exemple travaillé sur les techniques de l’empreinte digitale et du réseau veineux des doigts. Ces deux techniques sont fusionnées pour obtenir un gabarit qui sera crypté avant d’être utilisé. On ne peur donc reconstituer l’empreinte digitale ou le réseau veineux à partir du gabarit. »

Explications d’Antoine Grenier : « C’est une particularité de Morpho. Nous avons mis au point un capteur « veines et empreintes » qui est très performant. La technologie s’appelle « Finger VP ».

Le capteur a été développé en poursuivant trois objectifs :

– Tout d’abord, il faut éviter d’enrôler les personnes dont l’empreinte digitale est endommagée, ou des doigts très secs ou encore parce que la personne a manipulé des produits chimiques, sans oublier les personnes atteintes d’adermatoglyphie (sans empreintes digitales), un défaut génétique très rare. Pour cette population, l’empreinte des veines permet d’apporter une réponse.

– « Ensuite : gagner en précision. Aujourd’hui, l’empreinte digitale offre l’un des meilleurs niveaux de performance, à l’instar de l’Iris, et est de surcroît très simple à utiliser. Le fait de mettre en œuvre une double biométrie, empreinte et veine, permet d’encore améliorer la performance de la solution, par exemple en réduisant nettement le taux de « fausse acceptation » pour un taux de faux rejets donné. La performance est ainsi multipliée par un facteur 10. »

– Enfin, renforcer la biométrie duale assure une plus grande résistance à la fraude. C’est l’un des aspects très positifs de la double biométrie, rappelant qu’il n’est déjà pas facile de frauder une seule biométrie, quoiqu’en disent certains. Morpho dispose de parades, logicielles ou matérielles pour détecter des présentations de faux doigt par exemple. Antoine Grenier précise : « Nous proposons avec nos lecteurs d’empreintes digitales des solutions permettant de vérifier si l’empreinte qui est présentée est liée au doigt d’une personne ou à un leurre, nous disposons d’une gamme de capteurs adaptés aux niveaux de sécurité recherchés. Nos solutions sont reconnues par les laboratoires de plusieurs pays pour leur niveau de sécurité, en particulier pour la détection de faux doigts. »

Bien entendu, la double biométrie a un coût qui la réserve à des installations soumises à un niveau de risque élevé. Ce système a été installé dans des prisons en Australie, dans le secteur minier en Afrique du Sud, à la Banque de France, dans le secteur de la protection sociale en Turquie ou encore dans des centrales nucléaires d’un certain nombre de pays.

Est il possible d’avoir un capteur d’empreintes digitales fiable et bien sécurisé à un coût accessible aux très petites entreprise, voire au grand public ?

« Nous disposons de solutions logicielles ou hardware sur des capteurs à empreintes digitales traditionnels pour détecteur un faux doigt qui serait présenté. Le modèle « entrée de gamme » dispose de reconnaissance par logiciel suffisamment performante pour la plupart des usages professionnels. Pour des applications grand public, ce niveau de sécurité constitue déjà un énorme progrès par rapport à l’utilisation d’un login/mot de passe. D’autant que pour renforcer la sécurité sur certaines applications, on peut ajouter à la biométrie un autre facteur comme un mot de passe ou un moyen de paiement. Nous commercialisons des solutions multi-facteurs qui permet de combiner la biométrie avec un autre élément connu ou possédé par l’utilisateur. »

« Chez Morpho, nous sommes positionnés sur les marchés professionnels, mais on voit bien que la frontière s’estompe. Nous sommes de plus en plus sollicités pour fournir des capteurs de niveau professionnel pour des marchés de masse, du type contrôle d’accès dans les immeubles. Pour le grand public, on est dans la métaphore de l’œuf et de la poule. Dès lors que l’on attend un certain niveau de production, on peut appliquer des prix de vente adaptés au grand public. Tout en gardant notre ADN qui est d’atteindre de très hautes performances, d’offrir des systèmes d’identification très sécurisés et à l’origine focalisé sur le secteur professionnel, nous sommes en train de nous intéresser sur des sujets proches de l’intérêt du grand public » conclue Antoine Grenier.

Pour plus d’informations sur les solutions pour la gestion de l’identité de Morpho : http://www.morpho.com/fr/des-solutions-pour-faciliter-et-securiser-la-gestion-de-lidentite

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Classé dans Biométrie, Carte à puce

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