La biométrie au service de la lutte anti-terrorisme

La start-up israélienne Faception (http://www.faception.com) affirme avoir mis au point un système biométrique de reconnaissance faciale qui permettrait d’identifier un terroriste. Le système détecte sur le visage de la personne des traits de caractère indétectables pour l’œil humain. Les dirigeants de Faception annonce qu’ils ont déjà signé un contrat avec une agence de sécurité intérieure pour apporter une aide à l’identification de terroristes.

Dans le domaine civil et policier, cette technique pourrait être utilisée pour identifier aussi bien les tricheurs dans les casinos que les pédophiles, la délinquance en col blanc et autres malfaisants.

Shai Gilboa, CEO de Faception a confié au Washington Post: « notre personnalité est déterminé par notre ADN et s’exprime sur notre visage. C’est une sorte de signal » La start-up a déterminé quinze différentes catégories qui permettent, selon le CEO, d’évaluer certains traits de la personnalité de la personne identifiée avec 80 % de précision.

Faception prend comme exemple les terroristes ayant participé à l’attentat parisien de novembre 2015. Dans une video explicative de deux minutes sur leur procédé, les auteurs affirment que leur technologie aurait permis d’identifier neuf terroristes sans rien connaître de leurs activités antérieures. Affirmation non seulement gratuite, mais également usant d’une méthode marketing plus que douteuse.

Faception nous fait entrer dans l’ère de « Minority Report », le film tiré de l’ouvrage de Philip K. Dick, le romancier d’anticipation qui décrit une société dans laquelle on « découvre » des crimes avant qu’ils ne se produisent. Le délit de « sale gueule » renforcé par les algorithmes mis au point par la start-up.

On peut évoquer également une méthode baptisée la physiognomonie qui était supposée permettre de définir la personnalité d’un individu par l’étude de son apparence physique. Cette méthode a été élaborée au XVIIIe siècle par le théologien Suisse Johann Kaspar Lavater et expliquée dans son ouvrage « L’Art de connaître les hommes par la physionomie (1775-1778) ». Au XIXe siècle, la thèse fut reprise par le criminologue italien Cesare Lombroso, l’un des fondateurs de l’école italienne de criminologie, qui publie en 1876 l’ouvrage « L’homme criminel ». Selon lui, les personnes affublées de certaines caractéristiques physiques sont plus susceptibles de commettre des délits. La propension de la délinquance chez un individu est du domaine de l’inné et non de l’acquis, contrairement aux thèses sociologiques.

Force est de constater que la criminalité sous tous ses formes a permis à des pseudo-scientifiques d’affirmer des thèses plus proches de Big Brother et des régimes totalitaires que de celles développées dans les sociétés véritablement démocratiques. Même s’il est vrai que ces dernières ont tendance à régresser.

Voir la video ICI https://www.youtube.com/watch?v=x1QsDiWCV-o

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Classé dans Biométrie, International

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