Olivier Piou : « les gens de Morpho seront très bien chez nous »

 

Dans un entretien du 13 juin à Ecorama* présenté par David Jacquot sur le site boursorama.com, Olivier Piou s’est exprimé sur des sujets aussi divers que le Brexit, l’encadrement des salaires des patrons, la « Loi Travail »… Et, nous concernant plus directement : les objets de résultats opérationnels pour 2017, le cours de Bourse, et son intérêt pour Morpho, la filiale de Safran. Sur ce dernier point, l’actuel dirigeant a confirmé le dépôt d’une offre de Gemalto vendredi dernier, le jour même de la date limite.

Quel sens donner à ce rachat estimé à 2 milliards d’euros correspondant à 2/3 du chiffre d’affaires de Gemalto ? En substance, Olivier Piou a rappelé qu’il a toujours cherché à réunir des personnes « qui savent » et que « les gens de Morpho sont des scientifiques qui font progresser les choses ». Le toujours dirigeant de Gemalto considère avec une certaine emphase qu’il s’agit d’un « rôle social noble » puisque le maître mot de son activité est la confiance qui demande du temps à établir. Aujourd’hui le monde fait confiance à Gemalto et c’est pourquoi « les gens de Morpho seront très bien chez nous ».

Gemalto n’est pas la seule entreprise à avoir déposé son offre de rachat de Morpho. Olivier Piou est confiant, mais ce qu’il craint c’est « les folles enchères ». Notamment celles proposées par les fonds d’investissement. On peut y relever une certaine contradiction lorsqu’on se rappelle que Olivier Piou s’était félicité de la décision du président du fonds Texas Pacific Group, David Bonderman, de fusionner Axalto avec Gemplus pour créer Gemalto. Il persiste à considérer le côté négatif et n’hésite pas à citer son concurrent Oberthur. L’entreprise a été vendue à un fonds (Advent) dont la stratégie, selon le dirigeant, « consiste à faire de la liquidité » et que « la seule raison pour laquelle ce fonds s’intéresse à Morpho c’est pour combiner les deux (Oberthur et Morpho) et sortir au plus vite ». Et d’ajouter « il faut une stratégie industrielle et le seul qui a cette stratégie européenne c’est Gemalto ».

Olivier Piou a dressé un bref tableau de sa perception du marché. Tout d’abord un constat : La France c’est 6 % du chiffre d’affaires, et 20 % des salariés « mais toujours quand même enracinés ici ». Formulation sibylline ?

Les cartes SIM représente un peu moins de 20 % du chiffre d’affaires et environ le même pourcentage en profits. Du côté des cartes bancaires EMV, le dirigeant considère que « nous avons encore 4 à 5 ans pour convertir les américains. Nous avons commencé par la carte de crédit, mais il reste encore la carte de débit, les cartes privatives… ».

Pour résumer le marché Olivier Piou affirme que « la carte bancaire aux Etats-Unis, très bien ainsi que les objets connectés et la sécurité dans les entreprise : magnifique ». Plus lentement : « l’adoption par les consommateurs du paiement mobile, c’est un plan sur plusieurs années ».

* http://www.boursorama.com/actualites/si-on-voulait-faire-plaisir-a-la-bourse-on-arreterait-d-investir-selon-olivier-piou-directeur-general-de-gemalto-ab4328fab1a49b5d5af6da64a0240cd7

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