Archives de Catégorie: Chiffres-clés

La Fevad dresse un bilan du e-commerce en France

Selon la FEVAD (Fédération de la vente à distance), les ventes sur l’Internet ont continué à progresser fortement en 2014. Malgré le tassement général de tassement de la consommation des ménages en France, les internautes ont dépensé 57 milliards d’euros, un chiffre supérieur de 11 % par rapport à 2013 réalisé par 700 millions de transactions (+ 15 %). Pour 2015, la Fevad prévoit une croissance de plus de 10 %. De quoi réjouir Carole Delga, la Secrétaire d’Etat chargée du commerce de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire qui estime que le commerce traditionnel doit « accéder plus facilement au e-commerce », mais sans annoncer de mesures incitatives qui permettraient à la France dans le domaine du e-commerce de passer de la troisième place en Europe, derrière la Grande-Bretagne et l’Allemagne à la première place. Dans son discours Carole Delga a précisé : « Je tiens à vous assurer que je suis et serai vigilante à l’égard des sites de e-commerce des « petits » acteurs du commerce ou du tourisme. Je veillerai à ce qu’ils n’aient pas à subir les effets collatéraux négatifs d’une fiscalité destinée à réguler les grands acteurs (eBay, Amazon, etc.) ». C’est toujours ça.

Source ICE/FEVAD

Source ICE/FEVAD

Le m-commerce a fortement progressé : selon l’indice iCM qui mesure les ventes sur l’Internet mobile a progressé de 60 % et représente désormais 16 % du volume d’affaires total des sites, contre 10 % pour 2013 ;

+ 10 % pour 2015

Enfin, la Fevad estime que « les ventes sur l’Internet devraient connaître une progression de l’ordre de 10 % en 2015. Ces estimations tablent sur une nouvelle poussée de l’offre, tirée par le nombre de sites marchands ainsi que sur une nouvelle progression du nombre de cyber-acheteurs, dont les effets conjugués devraient permettre au e-commerce français de franchir la barre des 60 milliards, malgré la baisse du panier moyen qui devrait se poursuivre en 2015 ».

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L’Utilisation du paiement mobile en 2014 dans le monde

La sociOMLIS - copieété britannique omlis, a dressé une carte décrivant l’usage du paiement mobile sur les six continents : Afrique, Amérique latine, Asie, Australie, Etats-Unis, Europe.

En Afrique, le mobile est l’instrument de paiement dominant avec 52 % de tous les services de paiement mobile :

En Amérique latine, on recense 22,31 millions d’utilisateurs des services de paiement mobile. Le Brésil, Mexique et Chili réalisent le taux d’adoption le plus haut avec quelque 30 % ;

En Amérique du Nord, bien que les transactions mobile ont plus que doublé, le pourcentage est faille avec 17 % de transactions ;

En Asie, le mobile est le canal dominant dans les services commerciaux avec 32 % des magasins contre 21 % seulement équipés de PC ;

En Australie, selon le secteur bancaire, 60 % des transactions ont été réalisés par du paiement sans contact NFC en 2013 ;

L’Europe est à la traine avec 12,4 % des transactions réalisés par mobile, principalement dans les domaines du transport, du ticketing, des biens sur l’internet ou dans les commerces ;

A propos d’Omlis

Omlis Ltd a été créé en 2012 par Markus Milsted.

Omlis est une société de sécurité spécialisée dans les techniques de cryptage, qui possède sa propre méthode de cryptage conçu avec la révolution du BYOD (Bring Your Own Device). Cette méthode est une théorie mathématique unique qui permet de créer des codes de cryptage sécurisés impossibles à casser.

Omlis a développé une plateforme de sécurité qui offre une protection accrue. Un des principaux avantages de la plate-forme est la facilité d’usage dans tous les aspects de la protection des données sensibles dans les transactions financières.

World-Wide-Mobile-Payments

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L’AFPC fait paraître son index des coûts de productivité de la carte à puce

L’Association Française des Fabricants et Personnalisateurs de Cartes (AFPC), dont les membres représentent quelque 80 % de la production des cartes à puce dans le monde, vient de publier son index 2014 des coûts de la carte en France. Ils révèlent que les efforts de compétitivité des industriels de la carte à puce sont efficaces puisque l’évolution des coûts entre 2012 et 2013 n’a été que de 0,72% pour les cartes à puce et de 1,41 % pour les cartes sans composants électroniques. Sur la période 2007 à 2013 on constate une évolution cumulée de 9 % pour les cartes à puce et de 13,5 % pour les cartes sans puce. Pour Philippe Delanoue, Président de l’AFPC, cet index doit être considéré comme  » un indicateur des échanges économiques et commerciaux « .

Comment l’index a-t-il été calculé ?

Mathieu Leclerc  chargé de ce travail précise que l’index a été réalisé à partir d’une méthode analytique partant des coûts élémentaires représentés par les charges directes. Décomposées, ces charges portent sur les matières premières, les produits semi-ouvrés (la microélectronique), la main d’œuvre. A partir de ces éléments, on a déterminé un certain nombre de ratios : par exemple, on a attribué un ratio de 50 à 60 % sur l’incidence du coût de la main d’œuvre.

Quel est le ratio coût de production et prix de vente ? Sur ce point les industriels sont discrets. Mais, si l’on se réfère à la baisse des prix cumulés pour cette même période on peut avancer une baisse comprise dans une fourchette de 25 % à 30 %. Manifestement, la maîtrise des coûts de production ne compense pas cette baisse vertigineuse des prix du marché. Principalement dans le secteur des cartes bancaires. L’équation devient de plus en plus difficile à résoudre si l’on tient à garder une production en France, voire en Europe. La situation est la suivante : on assiste à une baisse des prix de vente avec dans le même temps une baisse du volume de cartes, des contraintes sécuritaires et des exigences de services supplémentaires. Ce n’est plus le même produit dans un environnement de plus en plus contraignant. Il faut ajouter à cela, les difficultés d’approvisionnement en composants électroniques. La baisse des coûts incitent les fabricants de composants à investir dans d’autres domaines que celui de la carte à puce. C’est le cas aussi de certains industriels spécialisés dans la carte et dans la monnaie fiduciaire et qui préfère ce second secteur au premier. Autre facteur économique : l’augmentation du nombre d’ingénieurs chez les industriels imposés par la nécessité d’apporter une valeur ajoutée au produit. Ce qui se traduit pas une augmentation des charges qui n’est pas compensée par une hausse des prix de vente. Ainsi, les produits sont plus élaborés et moins chers. Les industriels de la carte se trouvent donc confrontés à une baisse des prix de vente, des charges supplémentaires, des volumes de production en baisse et des contraintes normatives en plus. Dans le secteur bancaire, la baisse des volumes s’explique par le passage à trois ans de la durée de validité d’une carte bancaire, au lieu des deux ans il y a encore quelques années. Sans parler des années 90 où la carte était renouvelée tous les ans. Autre problème pour l’industrie est le nombre de cartes bancaires en France où 98 % du parc est composé de cartes de débit émises selon la règle : un compte bancaire, une carte. Contrairement aux pays à dominante carte de crédit et où les consommateurs peuvent détenir plusieurs cartes.

Sur le plan de la sécurité, les industriels doivent appliquer des normes dont certaines sont imposées par les Etats-Unis. Autrement dit, l’ensemble des pays ayant adopté la carte à puce qui apporte la meilleure des sécurités aux titulaires de cartes et aux commerçants qui l’acceptent, doivent appliquer des règles de sécurité imposées par les Etat-Unis qui en sont restés à la vieille piste magnétique.

Ces différents éléments créent un environnement difficile pour les entreprises du secteur qui voient leur marges fondre d’année en année, comme l’explique Mathieu Leclerc de Selp Secure. Ce qui les oblige à chercher la croissance dans d’autres pays. Seulement voilà : au Brésil, par exemple, les industriels doivent créer une unité de fabrication sur place faute de quoi ils doivent acquitter une taxe de 200 % sur le prix de leur produit. C’est un exemple parmi d’autres. Ainsi, le danger ne vient pas seulement des fabricants chinois qui appliqueraient des prix bas, mais d’un comportement des acheteurs européens qui à force de jouer à la baisse vont entraîner les industriels à se résoudre à une délocalisation forcée de leur production.

La Chine est considérée comme un marché important, incontournable alors que l’Europe devient un marché qui stagne, alors que le savoir-faire européen est reconnu dans le monde entier. L’AFCP a été consultée par des représentants chinois qui sont préoccupés par la qualité et la sécurité de leurs cartes à puce.

En réalité, cette problématique de la recherche de compétitivité dépasse la filière de la carte à puce. Les entreprises parviennent avec beaucoup de rigueur à atteindre de très bons seuils de compétitivité, mais l’objectif est-il d’en bénéficier pour augmenter les dépenses de recherche et développement, l’investissement dans la conquête de nouveaux marché, l’augmentation des emplois ou pour satisfaire la volonté  générale des acheteurs —entreprises et consommateurs— de vouloir « le meilleur prix » au lieu d’un « juste prix » ? Il faudra prendre garde à ce que ce comportement des acheteurs qui conduit les entreprises à faire varier les indices de compétitivité à la baisse ne les oblige pas à aller chercher des économies… ailleurs.

Entretien avec Philippe Delanoue, Président de l’AFPC

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Du côté des analystes

Aite et les mPOS en Europe. Dans son nouveau rapport, le cabinet AITE estime que d’ici à 2017, les mPOS en Europe seront utilisés par 2,3 millions d’utilisateurs pour un volume de transactions évalué à 19 milliards de dollars. le rapport icihttp://www.aitegroup.com/report/pos-emvy-making-mobile-pos-work-europe#sthash.bokYuH49.dpuf

Celent : les tendance du paiement. Rapport : ‘Top Trends in Retail Payments: A Year in Review ». Cette étude traite les questions importantes que les banques doivent se poser, comme les nouveaux pouvoir du commerce et des consommateurs, les mPOS, la tokenisation… Le message est que les banques doivent élargir leur offre pour répondre aux besoins croissants des consommateurs comme le font déjà les commerçants et les nouveaux entrants.

Celent : la baisse du nombre d’agences bancaires. Dans un articlehttp://bankingblog.celent.com/2014/02/bemoaning-the-decline-in-branch-foot-traffic-it-could-be-worse/

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