Archives de Catégorie: Économie numérique

Mise en garde de l’Autorité des Marchés Financiers

Communiqués de presse AMF : 2018

L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent en garde le public contre les activités de plusieurs acteurs qui proposent, en France, sans y être autorisés, par la voie de leur site Internet, des services d’investissement portant sur des produits dérivés dont le sous-jacent est constitué de crypto-actifs.

Publié le 5 juillet 2018

L’AMF a publié, le 22 février 2018, sur son site Internet, une analyse concluant que les produits dérivés sur crypto-actifs peuvent être juridiquement qualifiés de contrats financiers (1). Sur cette base, l’AMF et l’ACPR ont conjointement décidé de publier une liste noire commune des sites internet identifiés qui proposent, en France, des produits dérivés sur crypto-actifs sans y être autorisés.

Voici la liste des sites récemment identifiés :
http://www.365globalmarket.com
http://www.acheter-des-bitcoins.com
http://www.algo-crypto.com
http://www.bank-of-crypto.com
http://www.bit24coin.com
http://www.c4iex.com
http://www.capital-coins.com
http://www.cryptocash24.com
http://www.cryptoeraonline.com
http://www.cryptofrancecapital.com
http://www.crypto-institute.com
http://www.cryptomonaies.com
http://www.cryptomoney888.com
http://www.cryptoning.com
http://www.cryptoquicker.com
http://www.epargnebitcoin.com
http://www.euro-crypto.com
http://www.interactivecoins.com
http://www.kryptofx.com
http://www.kryptoneo.com
http://www.lacentraledescryptomonnaies.com
http://www.monnaiestech.com
http://www.stock-crypto.com
http://www.undercryptos.com
http://www.union-crypto.com
http://www.ydconsultant.com

Par ailleurs, il convient de rappeler que l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), à compter du 1er août 2018, restreint temporairement la commercialisation, la distribution ou la vente de CFD aux clients de détail dans l’Union européenne, y compris les CFD sur crypto-actifs, dans des conditions exposées dans sa décision 2018/796 du 22 mai 2018.

La liste de l’ensemble des sites non autorisés à proposer des investissements sur les produits dérivés sur crypto-actifs est disponible sur le site internet de l’AMF (rubrique : Espace épargnants > Protéger son épargne > Listes noires) et sur le site internet Assurance Banque Epargne Info Service – ABE IS (rubrique : Vos démarches > Se protéger contre les arnaques > Les listes noires des sites internet et entités non autorisés).

Attention, cette liste est mise à jour régulièrement mais n’a pas vocation à être complète car de nouveaux acteurs non autorisés apparaissent régulièrement.

Pour vous assurer que l’intermédiaire qui vous propose des produits ou services financiers est autorisé à opérer en France, vous pouvez consulter la liste des prestataires de services d’investissement habilités (https://www.regafi.fr) ou la liste des intermédiaires autorisés dans la catégorie conseiller en investissement financier (CIF) ou conseiller en investissements participatifs (CIP) (https://www.orias.fr/search).

Si la personne ne figure sur aucune de ces deux dernières listes, nous vous invitons fortement à ne pas répondre à ses sollicitations car celle-ci est en infraction avec la législation applicable et n’est pas tenue de respecter les règles élémentaires de protection des investisseurs, de bonne information ou de traitement des réclamations.

Vous avez des questions ? Vous pouvez vous renseigner sur les sites internet suivants :
Assurance-Banque-Épargne Info Service : https://www.abe-infoservice.fr/ ou appeler au 0811 901 801 du lundi au vendredi de 8h à 18h (service 0,05€/min + prix d’un appel).
AMF : http://www.amf-france.org/ ou appeler au 01 53 45 62 00 du lundi au vendredi de 9h à 17h.
ACPR : https://acpr.banque-france.fr/
(1) Au terme de son analyse, l’AMF estime qu’un produit dérivé sur crypto-actifs se dénouant par un règlement en espèces peut être considéré comme un contrat financier, sans qu’il soit nécessaire de qualifier juridiquement les crypto-actifs. Constituent donc notamment des instruments financiers au sens de l’article L. 211-1 du code monétaire et financier les contrats financiers pour différences (CFD) permettant de prendre une position sur le cours de crypto-actifs, et les contrats de change à échéance indéterminée dès lors qu’ils prévoient ou donnent effectivement lieu à un report tacite des positions. L’analyse est consultable ci-dessous.
(2) Le texte de la décision de l’AEMF est consultable ci-dessous.
À propos de l’AMF
Autorité publique indépendante, l’AMF est chargée de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés. Visitez notre site http://www.amf-france.org

À propos de l’ACPR
Adossée à la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) est l’autorité administrative qui contrôle les secteurs de la banque et de l’assurance et veille à la stabilité financière. L’ACPR est également chargée de la protection de la clientèle des établissements contrôlés et assure la mission de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Elle est aussi dotée de pouvoirs de résolution. Les services opérationnels de l’ACPR sont regroupés au sein de son Secrétariat général. Visitez notre site : https://acpr.banque-france.fr/

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Les moyens de paiement selon les générations : état des lieux et prospective

Communiqué Cofidis Retail
Enquête exclusive Gfk pour Cofidis

Les Français attachés aux moyens de paiement traditionnels, avec une plus forte appétence de la génération Z pour les moyens dématérialisés et innovants
• La carte bancaire est le moyen de paiement le plus utilisé : 97% des Français l’ont utilisé au cours des 12 derniers mois ;
• Le paiement par carte bancaire sans contact se développe : près de 2 français sur 3 (61%) l’ont utilisé au cours des 12 derniers mois ;
• Les services de paiement en ligne (du type PayPal ou Paylib) renforcent leur position : plus d’1 Français sur 2 (51%) a utilisé ce type de service s au cours des 12 derniers mois ;
• Les autres moyens de paiement digitaux (paiement par mobile sans contact, paiement via les réseaux sociaux, …) sont à date plus confidentiels ;
• Mais attirent davantage et sans surprise la génération Z : près d’un jeune sur 5 âgé de 18/24 ans (18%) a payé avec son téléphone mobile, sans contact, au cours des 12 derniers mois (contre 10% des Français) ;
• Les formules locatives, comme la LOA (Location Longue Durée) et LOA (Location avec Option d’Achat), qui se développent significativement dans l’automobile, séduisent également la génération Z : 61% des 18/24 ans sont intéressées pour la LOA ou la LLD pour la voiture.

Villeneuve d’Ascq, le 20 mars 2018 – Cofidis, un des principaux acteurs du crédit à la consommation en France et également expert de solutions de paiement en plusieurs fois, publie ce jour l’enquête exclusive « Les moyens de paiement selon les générations : état des lieux et prospective », réalisée en partenariat avec l’institut Gfk.
Cette enquête fait le point sur les usages (en magasin physique et sur Internet), la perception et la satisfaction des Français en matière de moyens de paiement, qu’ils soient « classiques » (carte bancaire, chèque, …) ou innovants (service de paiement en ligne, paiement mobile, …). Elle renseigne également sur les préférences actuelles des Français et leurs aspirations pour l’avenir.
Il ressort notamment de l’enquête que les Français sont attachés aux moyens de paiement traditionnels (carte bancaire, espèces ou chèque), toutes générations confondues. Par exemple, 97% des Français ont utilisé leur carte bancaire au cours des 12 derniers mois (une proportion stable parmi les différentes catégories d’âge) et 73% d’entre eux aimeraient que la carte bancaire soit leur moyen de paiement par défaut (avec une proportion plus forte chez la génération Z : 78% des 18/24 ans).
Concernant les nouveaux moyens de paiement, la génération Z (18/24 ans) se distingue significativement de la population générale. Cette génération a recours plus fortement à des moyens de paiement dématérialisés : près d’un jeune sur 5 âgé de 18/24 ans (18%) a payé avec son mobile, sans contact, au cours des 12 derniers mois (contre 10% des Français). Ils aspirent à une utilisation plus simple et rapide des moyens de paiement, sans contrainte : près de 2 jeunes sur 3 âgés de 18 à 24 ans (64%) sont intéressés par l’authentification avec leur empreinte digitale (contre 46% des Français). Leur comportement traduit une agilité et une intégration rapide des évolutions  technologiques dans leurs comportements d’achat : plus d’un jeune sur 4 âgé de 18 à 24 ans (27%) est intéressé par le paiement par objet connecté (contre 15% des Français).

Guillaume Leman, Directeur des partenariats chez Cofidis Retail, déclare : « Les usages et attentes de la génération Z illustrent parfaitement les comportements de paiement de demain. On parle en premier lieu d’une expérience fluide, de moyens de paiements dématérialisés et mobiles, c’est un basique. L’offre doit toutefois être innovante au-delà de la simple technique, capable de renforcer le lien avec le consommateur en étant à la fois légère, simple et rapide. C’est l’ambition première de Cofidis Retail pour ses Partenaires, il s’agit de créer avec eux les meilleures solutions pour assurer les conditions de succès des prochaines années ».
(Suite ci-dessous après l’infographie « Le paiement selon les générations.)

Les moyens de paiement selon les générations : état des lieux et prospective

Les Français attachés aux moyens de paiement traditionnels

97% des Français ont utilisé leur carte bancaire au cours des 12 derniers mois (une proportion similaire qu’elles que soient les générations) et 96% d’entre eux sont satisfaits de ce moyen de paiement. Il s’agit du moyen de paiement le plus utilisé pour les achats hors alimentaires en magasin physique comme sur Internet. A l’avenir, près de 3 Français sur 4 (73%) aimeraient que la carte bancaire soit leur moyen de paiement par défaut, avec une proportion plus forte chez la génération Z (78% des 18/24 ans). La montée en puissance de la fonctionnalité sans contact, lancée en 2012 pour payer de petits montants, se confirme : près de 2 Français sur 3 l’utilisent (61%). À noter : l’utilisation du sans contact par 69% des 18/24 ans atteste également de leur appétence pour les moyens de paiement rapides et dématérialisés.
Le recours aux espèces et aux chèques arrive en 2ème et 3 ème position derrière la carte bancaire : 96% des Français ont utilisé les espèces et 79% les chèques au cours des 12 derniers mois. En revanche, le recours au chèque connaît un succès limité auprès de la génération Z (seuls 58% des 18/24 ans utilisent ce moyen de paiement).

Les services de paiement en ligne, du type PayPal ou PayLib, renforcent leur position
Un français sur 2 (51%) a eu recours à des services de paiement en ligne ces 12 derniers mois, sans réelle distinction entre les générations.
À noter que 38% des Français souhaiteraient pouvoir payer en magasin avec un service de paiement en ligne, avec une proportion plus forte chez les 18/24 ans (44%).
Une appétence plus forte de la génération Z pour les moyens de paiement innovants, par rapport aux autres générations.
La génération Z se démarque significativement de la population générale, y compris de la génération Y, en matière d’utilisation des moyens de paiement innovants. Près d’un jeune sur 5 âgé de 18/24 ans (18%) a payé avec son mobile, sans contact, au cours des 12 derniers mois (contre 10% des Français et 10% des 25/34 ans). A l’avenir, 43% des 18/24 ans aimeraient utiliser leur téléphone mobile pour régler leurs achats (contre 28% des Français) et près d’un jeune sur 3 âgé de 18 à 24 ans (30%) aimerait que son téléphone mobile soit son moyen de paiement par défaut (contre 23% des Français et 19% des 25/34 ans).
Par ailleurs, près d’un jeune sur 10 âgé de 18/24 ans (8%) a payé via les réseaux sociaux au cours des 12 derniers mois (contre 3% des Français et 4% des 25/34 ans) et plus d’un jeune sur 4 âgé de 18/24 ans (27%) ans souhaiterait utiliser des objets connectés pour payer à l’avenir (contre 15% des Français).
La génération Z est attirée par la simplicité et la rapidité dans l’acte d’achat. Près de 2 jeunes sur 3 âgés de 18 à 24 ans (64%) sont intéressés par l’authentification avec leur empreinte digitale (contre 46% des Français) et près de 4 jeunes sur 10 âgés de 18 à 24 ans (39%) sont intéressés par le paiement « one clic » (contre 28% des Français). One clic est une technique créée par Amazon qui permet au visiteur d’un site de commander un produit d’un simple et unique clic. Pour pouvoir utiliser cette fonction, un internaute doit avoir son profil enregistré chez le marchand, avoir enrôlé son moyen de paiement et choisi cette option de commande par défaut. A noter que la sécurité est l’attente la plus importante à l’égard d’un moyen de paiement chez l’ensemble des Français.
Concernant les transferts d’argent entre particuliers, les Français privilégient le virement bancaire (56%) aux autres modes de paiement (espèces : 46% ; chèque : 34% ; service de paiement entre particuliers : 17%). Mais là encore, les jeunes issus de la génération Z se distinguent puisqu’ils privilégient le virement bancaire : 65% des 18/24 ans l’ont utilisé au cours des 12 derniers mois Cela traduit une plus grande ouverture aux transferts d’argent dématérialisés.
Enfin, concernant les monnaies virtuelles (Bitcoin, …), on note une meilleure connaissance de la génération Z par rapport à la population générale : 53% des 18/24 ans affirment connaître au moins une monnaie virtuelle (contre 39% des Français). Toutefois, seul 1 sur 5 âgé de 18/24 ans (17%) ans serait intéressé pour payer avec à l’avenir et seuls 10% envisagent d’investir dans ce produit financier.

Un attrait pour les facilités de paiement, couplées à un moyen de paiement
Près de 4 Français sur 10 (38%) ont utilisé des facilités de paiement au cours des 12 derniers mois, essentiellement des paiements en plusieurs fois.
Une majorité de Français serait intéressée pour en bénéficier si celles-ci étaient intégrées à des moyens de paiement : à la carte bancaire (63% des Français), au virement bancaire (52% des Français, et même 75% des 18/24 ans), à un service en ligne de type PayPal (40% des Français, 57% des utilisateurs actuels de ces services en ligne).

Les formules locatives séduisent davantage la génération Z
Depuis plusieurs années, les formules locatives se sont fortement développées, principalement dans le secteur automobile : 15% des Français ont déjà utilisé la LOA/LDD pour louer un bien et 10% pour une voiture. On observe que la génération Z marque un véritable intérêt pour la LOA/LDD pour louer une voiture : 61% des 18/24 ans contre 43% des Français.
Au vu du succès de la LOA/LDD pour la voiture, l’offre commence à s’élargir à d’autres secteurs et biens de consommation : électroménager, ordinateur, smartphone, etc. Là encore, la génération Z se démarque : 45% des 18/24 ans sont intéressés pour acquérir un ordinateur en LOA/LDD (contre 25% des Français et 27% des 25/34 ans), 40% pour acquérir un smartphone (contre 22% des Français et 25% des 25/34 ans).
Ces solutions d’équipement séduisent les 18/24 ans qui y voient davantage d’intérêt pour tester de nouveaux produits, pouvoir renouveler régulièrement leur équipement et bénéficier d’assurances.
Ils sont également davantage séduits par de la location tout compris (ex : location de la machine à laver incluant la lessive) : 46% des 18/24 ans contre 33% des Français.

Méthodologie
Une étude réalisée par Gfk pour Cofidis Retail par questionnaire on-line du 6 au 15 février 2018 auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 individus âgés de 18 ans et plus, constitué avec la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’individu, stratification par région et catégorie d’agglomération.

A propos de Cofidis France et Cofidis Retail
Avec 2 millions de clients et 350 enseignes partenaires, Cofidis est depuis plus de 30 ans l’un des principaux acteurs du crédit à la consommation en France (crédits renouvelables et prêts personnels, solutions de paiement, assurance, rachat de créances et partenariats). Acteur fortement engagé dans l’accompagnement de ses clients, Cofidis s’appuie sur un conseil personnalisé, des outils & services innovants et la pédagogie du crédit pour faire du consommateur un acteur de son budget, informé et responsable. Cofidis contribue également au dynamisme commercial des enseignes de distribution et sites e-commerce avec Cofidis Retail, qui propose l’offre la plus large du marché en matière de solutions de paiement. L’accompagnement de ses partenaires dans le développement de leur activité est au coeur de ses préoccupations. Forte de son positionnement centré sur la satisfaction client, Cofidis Retail apporte des solutions de paiement fluides, omnicanal et parfaitement intégrées dans les parcours d’achats.

Pour en savoir plus : www.cofidis.fr et www.cofidis-retail.fr.

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En attendant une spin-off, PayPal dépasse eBay

Source : Statista, Felix Richter, le 23 Avril, 2015

Le service de paiement d’eBay continue à stimuler la croissance de l’entreprise. Au cours du premier
trimestre de 2015, les revenus de la division des paiements ont atteint les 2,11 milliards de dollars, en hausse de 14% par rapport à la même période en 2014.

Pendant la même période, le coeur de métier d’eBay, la grande distribution sur l’Internet, a enregistré une baisse de chiffre d’affaires pour la première fois depuis des années et ne représente plus la majorité des revenus d’eBay. Avec des ventes atteignant un montant de $ 2,07 milliards, le site éponyme de vente aux enchères eBay et d’autres marchés détenues par la société génèrent désormais moins de revenus que PayPal.

Alors que les derniers résultats ne soient pas nécessairement catastrophiques pour l’avenir de eBay sans PayPal, les dirigeants d’eBay auront beaucoup de mal à dissiper les doutes des investisseurs quant aux perspectives de croissance de l’entreprise en tant que société autonome.

PayPal_ebay

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La mort du « cash » ?

Nouvelle annonce qui a pour origine le professeur Rabi Tourky exerçant à l’Université nationale (ANU) Research School of Economics en Australie. Il considère que la monnaie électronique, —plus précisément la cryptomonnaie type Bitcoin— remplacera les espèces à la fin d’une décennie. Le sujet est d’importance. Il a amené la BCE, en février 2015, à publier le rapport « Virtual currency schemes – a further analysis ». Ce document de 37 pages propose en annexe les « virtual currency » dans les pays de l’Union européenne.

Pour la France, la BCE relève la position de l’APCR qui a considéré, en janvier 2014, que « l’activité d’intermédiation consistant à recevoir des fonds de l’acheteur de Bitcoins pour les transférer au vendeur de Bitcoins relève de la fourniture de services de paiement ». Pour le particulier, les sommes sont soumises à l’impôt avec une certaine tolérance pour les revenus minimes et non réguliers.

Pour le professeur Tourky l’affaire est sérieuse : « Aujourd’hui, l’une des grandes questions économiques que nous avons à traiter est l’émergence de cette grande expérience avec l’argent électronique, comme Bitcoin ». Et de rajouter « dans dix ans années il n’y aura plus de cash. La grande question est que faire pour le remplacer en Australie ? ». Tourky suggère la création d’une monnaie virtuelle émise par l’Etat qu’il dénomme AusBit, pour l’Australie. Pour Et d’affirmer : « il est clair que la banque centrale australienne va devoir émettre de la monnaie virtuelle ». Il y aura certains problèmes à résoudre comme la vie privée, l’anonymat que procurent les espèces et l’on assistera peut-être à l’émergence de marchés parallèles.

Ce qui apparaît clairement est que la monnaie virtuelle, la cryptomonnaie, est entrée dans une évolution irréversible avec l’apparition de Bitcoin suivie par de très nombreuses autres monnaies s’inspirant du même principe. Ce qui apparaissait comme un épiphénomène devient un phénomène à part entière. Une étude de Ponemon fait ressortir que 60 % des organisations considèrent que la monnaie virtuelle occupe une part importante dans leur stratégie de paiements électroniques.

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Le nouveau vote du Parlement Européen entérine le texte de la future loi sur les données personnelles

Communiqué Monext

Monext propose aux entreprises d’engager dès maintenant, leur démarche d’anonymisation des données personnelles, sans attendre la promulgation de la future loi et ses lourdes sanctions financières

PARIS, le 14 mars 2014Le Parlement européen vient de voter la première refonte majeure de la législation sur la protection des données depuis 1995 (voir son mémo du 12 mars 2014) : http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-186_en.htm

L’un de ses buts est de donner aux citoyens un contrôle plus efficace de leurs données personnelles, et ceci est désormais assuré quelque soit la composition du futur parlement à l’issue des élections de mai prochain.

Monext, le spécialiste des transactions et paiements électroniques (1 milliard de transactions, 13 millions de cartes, 200 millions de transactions en ligne) profite de ce nouveau vote pour inciter de nouveau les entreprises et notamment les e-commerçants,  à se préparer dès aujourd’hui, à anonymiser les données personnelles des clients qu’elles détiennent, et ceci, sans attendre que la législation ne les y force.

Bénéficiant d’une très forte expertise, Monext propose à toutes les sociétés qui traitent et stockent des numéros de cartes bancaires, le service PCI Trusted Services, pour les accompagner dans les processus d’obtention de cette certification, éliminer les données sensibles de leur système d’information et  en prenant la responsabilité de leur gestion et de leur protection.

Une offre à 3 composantes de base complétée par une gestion sécurisée des données personnelles

L’offre PCI Trusted Services permet de minimiser les impacts techniques et organisationnels de la démarche de certification, en procédant à trois étapes majeures :

  • l’élimination des données sensibles du système d’information, de tous les supports du client, quelque soit le canal
  • l’hébergement des données sensibles dans un coffre-fort certifié et 2 data centers de niveau TIER3
  • l’accompagnement vers la certification 

Des données de paiement aux données personnelles.

Le standard PCI-DSS, référentiel professionnel ne faisant toutefois pas force de loi (sauf dans quelques états), regroupe des bonnes pratiques de sécurité mais ne couvre que les données de paiement.

De récents piratages à grande échelle ont montré que la fraude devient intégrée dans une cybercriminalité mondialisée et que les données de paiement ne sont plus les seules cibles de ces attaques.

Dans ce contexte d’industrialisation de la cybercriminalité, d’intensification des fraudes sur les paiements et d’usurpations d’identité, le projet de règlement européen, qui sera donc applicable dans les mois qui viennent, renforce les obligations des entreprises à protéger les données sensibles (données personnelles) au même titre que PCI-DSS pour les données de paiement.

« Le projet instaure de nouvelles règles et prévoit des pénalités pouvant aller jusqu’à 5% du chiffre d’affaires mondial. Outre le risque financier,  l’enjeu pour les entreprises, est de conquérir et de conserver la confiance de leurs clients et prospects. Une organisation qui ne saura pas prouver qu’elle protège et traite les données qui lui sont confiées selon les règles, ne sera pas digne de confiance.

Monext, fort de son expertise dans la sécurisation des données de paiement, propose d’ores et déjà d’accompagner les entreprises pour préparer et réaliser leurs projets de protection des données personnelles et se mettre en conformité avec la future loi européenne. Monext renforce ainsi son positionnement de Tiers de Confiance pour aider ses entreprises clientes à être et rester « dignes de confiance », s’exprime Thierry Le Forban, Product Manager chez Monext.

A propos du standard PCI DSS
Le standard PCI-DSS (Payment Card Industry Data Security Standard) définit 12 exigences déclinées en 280 items liés à la sécurisation du réseau, la gestion des mots de passe, la politique de sécurité, les mesures anti-intrusion, la protection des données, la gestion des vulnérabilités, les contrôles d’accès logiques et physiques aux données sensibles, la relation avec les fournisseurs, aussi bien technique que contractuelle et la sensibilisation des collaborateurs aux risques.

A propos de MONEXT
MONEXT est un acteur majeur du paiement électronique en France et en Europe avec une expérience de près de 30 ans. Il accompagne plus de 150 établissements financiers et 5.000 commerçants, grâce à des solutions sur-mesure sécurisées qui couvrent l’ensemble de la chaîne monétique. MONEXT développe, au travers de ses offres, des solutions innovantes en matière de nouveaux modes de paiement (NFC, mPOS) et offre une plateforme de paiement en ligne, Payline. Un centre d’appels certifié PCI-DSS, basé en France, propose un accompagnement 24/7 à ses clients : banques, établissements financiers et commerçants.

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Authentification : à la recherche du Graal

Authentification : ce terme désigne, notamment, la technique permettant de certifier que l’on a à faire à la vraie personne, titulaire d’un support sécurisé utilisé dans le cadre d’une procédure sécurisée et certifiée par un organisme compétent. Autrement dit, un système d’authentification doit apporter la confiance indispensable à toute relation entre le titulaire du support et son interlocuteur : administration, commerce, entité juridique…

Dans le monde invisible de l’Internet, l’authentification est cruciale : il s’agit d’authentifier une personne que l’on ne connaît pas et à qui il faut faire confiance. Rude tâche. On se rappelle de ce dessin d’humoriste où l’on voit un chien devant un clavier d’ordinateur qui dit à un autre chien posté à côté de lui : ‘ Tu vois, sur l’Internet, personne ne sait que tu es un chien « .

En février, la BCE vient de publier son rapport sur la fraude à la carte bancaire pour l’année 2012. Les auteurs du rapport constatent une augmentation de la fraude, notamment, dans le domaine de la CNP (Card Not Present), autrement dit les transactions sur l’Internet, par voie postale et par téléphone. La fraude CNP représente 60 % du total de la fraude par carte bancaire, soit 794 millions d’euros sur le total de fraude évalué à 1,33 milliard d’euros. Ce qui représente une augmentation de 4 % sur les résultats de 2011. Avec un taux de fraude de 0,038 %, on note une augmentation de 0,002 % en 2012 par rapport à 2011 (0,0036 %).

La Banque Centrale Européenne constate cette progression de la fraude dans les paiements à distance et émet des recommandations pour une authentification forte, autrement dit une authentification à deux facteurs. Rappelons qu’un individu est authentifié selon trois facteurs : ce que l’on sait (code PIN, Login) ; ce que l’on possède (Carte, token, téléphone mobile…) ; Ce que l’on est (Biométrie). À l’instar de ce qu’a déjà réclamé la Banque de France aux banques françaises.

Au début de l’année 2013, la BCE a édité des recommandations pour la sécurité des paiements sur l’Internet. Il est question d’authentification forte de l’utilisateur. Puis en novembre 2013, publication d’une recommandations pour la sécurité des paiements par mobile. À relever dans le rapport la phrase «  la génération actuelle d’appareils mobiles et de leurs systèmes d’exploitation n’ont généralement pas été conçus avec la sécurité des paiements à l’esprit « .

L’authentification forte paraît donc être la préoccupation du moment partagé par la BCE et les banques centrales nationales.

Quelles sont les techniques d’authentification proposées au consommateur ?

Parmi les grandes tendances :
– L’utilisation du système 3D Secure ;
– l’authentification par l’envoi de SMS sur téléphone mobile ;
– la proposition de challenges via une calculette utilisée pour la banque à domicile, les transferts de fonds… ;
– le smartphone équipé de la technologie NFC ;
– le smartphone équipé d’un Secure Element ou d’un SIM sécurisée au niveau bancaire EAL4+ (ex: Citizy des opérateurs français de téléphonie mobile) ;
– la clé USB sécurisée ;
– la biométrie avec deux tendances : l’utilisation d’un lecteur sécurisé ou sans lecteur avec la reconnaissance vocale. Exemple : La Banque Poste a annoncé en octobre 2013 une expérimentation de la solution Talk to Pay conçue en partenariat avec la société PW Consultant. En prime, la solution dispose d’un système de cryptogramme visuel aléatoire qui change à chaque utilisation.
– la biométrie couplée à une carte à puce développée par Natural Security ;
– la  » Wocket  » développée par NXP-ID pouvant stocker  les informations de centaines de cartes à pistes avec une identification biométrique. Son concurrent : la carte COIN, même principe de stockage, mais n’utilisant pas la biométrie.
– le projet de carte à puce avec le cryptogramme visuel à 3 chiffres imprimés au verso de la carte, mais changeant selon une fréquence de temps définie. À l’instar du numéro de carte virtuel développée par le Groupement Carte Bleue (avant de devenir Visa Europe France).
– les produits « Companion », lecteur de cartes à pistes et à puce, modèle et coût réduit par rapport aux terminaux de paiement électronique existants ;
– les « Dongle » dont le pionnier a été Square, une société créée par le co-fondateur de Twitter ;
– le HCE de Google qui court-circuite la SIM et le Secure Element, sans apporter la même sécurité, mais ça n’a jamais été l’obsession de Google tout comme la protection des données individuelles ;
– l’iBeacon d’Apple et le Beacon de Paypal ;
– le brevet d’Apple sur le NFC, qui a été publié le 16 janvier 2014 par l’Office des brevets aux États-Unis.

Cette énumération n’est pas exhaustive, mais représente les grandes tendances du moment. D’autres solutions vont apparaître sur le marché.

Qui va l’emporter ? À mon avis : la solution qui réunira plusieurs ingrédients :
– le caractère sinon universel, du moins national, mais exportable ;
– l’utilisation la plus simple, naturelle pour l’utilisateur et le commerçant ;
– l’adoption par les acteurs principaux du paiement électronique (banque, commerce, industriel, consommateur) ;
– l’impulsion de l’État, puis de l’Europe pour assurer le développement de la technique définie par les acteurs.

Tout cela dans un esprit  » gagnant gagnant « .

Une citation d’Einstein me vient à l’esprit :  » On ne peut résoudre un problème avec le même état d’esprit qui l’a créé « .

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Le paiement mobile NFC avec Orange Cash démarre à Strasbourg et à Caen

Orange et Visa Europe annoncent le lancement commercial le 13 février d’Orange Cash, à Caen et à Strasbourg, deux villes leaders sur la technologie NFC1. Orange devient ainsi le premier opérateur de téléphonie en France à offrir à ses clients une nouvelle expérience de paiement mobile.

Une solution de paiement mobile simple, intuitive et sécurisée

Orange Cash est un porte-monnaie qui prend la forme d’une application à télécharger sur son smartphone. Pour bénéficier de cette solution intégrant la technologie sans contact Visa, les clients mobile Orange munis d’un smartphone NFC compatible Orange Cash devront se rendre dans une boutique Orange. Une fois la solution installée, quelques clics suffisent aux clients pour activer le service, et ce, quelle que soit leur banque, de façon très simple, sans engagement ni document à fournir.

Après avoir chargé son compte Orange Cash avec sa carte bancaire, l’utilisateur transforme son smartphone en véritable porte-monnaie. Ce dernier est utilisable chez tous les commerçants acceptant le paiement sans contact Visa partout dans le monde.

Pour payer chez les commerçants, il suffit de poser son mobile sur un terminal de paiement acceptant le paiement sans contact. Pour les paiements supérieurs à 20 euros, un code confidentiel défini par l’utilisateur est systématiquement demandé.

Il est également possible d’effectuer des paiements sur Internet grâce à la création d’une carte Visa à usage unique qui permet à l’utilisateur de réaliser en toute sécurité ses paiements sur les sites d’e-commerce.

L’utilisateur pourra visualiser en temps réel toutes ses transactions et consulter le solde de son compte qui est instantanément mis à jour.

Des bons plans et des offres exclusives pour le lancement d’Orange Cash

Les utilisateurs du service pourront bénéficier des bons plans proposés par les commerçants partenaires d’Orange Cash. Ces derniers sont géolocalisés dans l’application et peuvent publier gratuitement des informations et promotions spécifiques à leur point de vente.

Pour ce lancement commercial, du 13 février au 30 juin 2014, les clients Orange Cash seront crédités d’un montant de 10€ à l’activation de leur compte et de 25€ supplémentaires à partir de 100€ de paiements réalisés chez les commerçants acceptant le paiement sans contact.

Par ailleurs, tous les clients Orange pourront participer à un jeu concours pour gagner un Samsung Galaxy S4 dans chaque boutique Orange à Caen et à Strasbourg,

Delphine Ernotte Cunci, Directrice Exécutive Orange France et Directrice Générale Adjointe, déclare : « Le lancement d’Orange Cash à Caen et à Strasbourg concrétise la volonté d’Orange d’apporter un service innovant qui simplifie la vie quotidienne de nos clients et dynamise le commerce de proximité. Orange Cash sera déployé sur l’ensemble du territoire dans le courant de l’année 2014. »

« Ce partenariat stratégique entre Visa Europe et Orange représente une étape décisive pour favoriser le développement des paiements mobiles. Cet accord va permettre aux consommateurs de bénéficier de l’expertise d’Orange et des technologies Visa dans un environnement de proximité, de sécurité et de confiance propres au paiement Visa. », indique Gérard Nébouy, Executive Director de Visa Europe France.

Orange Cash est une solution conçue et gérée avec le groupe Wirecard et Wirecard Card Solutions, membre de Visa Europe.

Le Lancement d’Orange Cash est un accélérateur de l’adoption du paiement mobile et des offres de nos partenaires bancaires qui se développent progressivement sur le marché avec BNP Paribas, Crédit-Mutuel CIC, La Banque Postale et Société Générale.

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Classé dans Économie numérique, M-Paiement